Comment arrêter de se sentir anxieux dès à présent ?

Quand quelque chose de normal tourne au cauchemar

La sensation d’anxiété arrive à chacun de nous de temps en temps. On peut tous se sentir inquiet face à l'incertitude d’un futur plus ou moins proche, plus ou moins défini.

Les experts en santé mentale définissent l'anxiété comme une inquiétude face à une menace réelle ou imaginaire qui se profile à l'horizon. Cette inquiétude s’accompagne de manifestations physiques différentes selon les gens, qu’il s’agisse d’avoir l’estomac noué, la gorge serrée, la poitrine compressée, des douleurs erratiques, un sommeil agité, des sueurs, les mains moites, etc.

Il est également tout à fait normal de vouloir se débarrasser le plus rapidement possible de ces sensations inconfortables. Mais cette approche peut vous rendre encore plus anxieux, dans la mesure où en cherchant à vous débarrasser de votre anxiété, vous signalez à votre système nerveux que quelque chose ne va pas et que vous avez encore plus de raisons d'être anxieux. Et cela ne fait qu'aggraver cette anxiété.

Si l’anxiété est durable et interfère avec vos activités quotidiennes, elle nécessite de consulter un professionnel. Mais beaucoup de gens vivent avec une anxiété modérée d’arrière-plan qui altère leur qualité de vie et les empêche d’atteindre un plein épanouissement. Cela vaut toujours le coup de se pencher sur cette anxiété.

La première étape, c’est l’acceptation

Pour ne pas signaler à notre système nerveux que « quelque chose ne va pas » et risquer de lancer la spirale de l’aggravation de l’anxiété, la première attitude positive et apaisante est d’accepter cette anxiété. Il ne s’agit pas d’accepter au sens d’être d’accord pour avoir une anxiété qui vous pourrisse la vie, mais plutôt d’une reconnaissance, une curiosité pour savoir exactement ce qui se passe en vous et d’accepter de le comprendre comme un message important.

"Les pensées auxquelles vous résistez persistent."

"Lorsque nous laissons l'anxiété suivre son cours sur le moment sans la combattre, ironiquement, cela la rend moins forte. D'un autre côté, combattre l'anxiété est ce qui déclenche généralement une crise de panique", explique David H. Rosmarin, PhD, fondateur du Center for Anxiety à New York.

La distraction n’est pas non plus une solution parce qu’elle ne résout rien.

Les étapes importantes de l’acceptation

  • Reconnaissez et comprenez votre anxiété : Dites-vous : "Mon système nerveux passe à la vitesse supérieure parce que je m'inquiète de [chose X]".

En nommant ce qui vous inquiète, vous commencer à le regarder avec détachement.

  • Ne vous critiquez pas pour ces sentiments : Dites plutôt : "Il s'agit d'une réaction normale et saine de mon corps à ces circonstances, qui sont compliquées, stressantes ou difficiles. C'est normal de se sentir comme ça".
    C’est une étape très importante, car la culpabilité, l’auto-critique, la dépréciation de soi ajoutent souvent une couche à l’anxiété
  • Ne cherchez pas non plus à rendre quelqu’un responsable de votre anxiété. Prenez la responsabilité, car elle se passe en vous et personne ne peut vous obliger à être anxieux.
  • Prendre la responsabilité ne veut pas dire se blâmer, mais chercher à comprendre ce qui passe en soi, ne pas le fuir, ne pas le reporter sur autre chose ou une autre personne, ni sur une autre émotion comme la colère ou la tristesse.
  • Relativiser la gravité de cette anxiété, vous pouvez tout à fait être anxieux et bien fonctionner avec de l'anxiété, et vous l'avez probablement déjà fait. Recherchez un moment dans votre vie où vous étiez anxieux mais vous avez quand même fait ce que vous deviez faire. Peut-être étiez-vous rempli d'anxiété avant un événement ou une réunion. Mais plus tard, quelqu'un vous a dit que vous aviez fait un excellent travail et l’anxiété est passée.

Dialogue avec l'anxiété

Évaluez votre anxiété sur une échelle de 1 à 10. Commencez par le faire dès que vous la remarquez.
Puis, lorsque vous aurez entamé un dialogue avec elle avec les questions suivantes, recommencez l’évaluation.
--> Vous serez surpris de voir comment votre seule curiosité vis-à-vis d’elle a dégagé beaucoup de nuages.

  • De quoi suis-je inquiet exactement ?
  • Pourquoi ?
  • Est-ce vrai ?
  • Qui le dit ?
  • Est-il possible que je sois trop inquiet ?
  • Un danger réel existe -t-il ?
  • Sur une échelle de 1 à 100 quelle est la probabilité qu’il m’atteigne ? puis-je m’en prémunir ?
  • Et alors ? Et alors ? Et alors ? Quelles seraient les conséquences ? Seraient-elles si graves ? Pourquoi ce serait grave (si ça l’est) ?
  • Ai-je de bonnes raisons de penser que quelque chose va mal se passer ?
  • Pourquoi cela m’affecterait ? Quel est mon besoin ? Comment je peux satisfaire ce besoin ?
  • Quelle expérience de ma vie peut me rappeler que j’ai fait face à un danger similaire avec des ressources  intérieures ? Quelles sont ces ressources ?
  • Suis-je en sécurité maintenant ?
  • Suis-je reconnaissant de ma sécurité actuelle et des autres belles choses qui sont dans ma vie ? Quelles sont les choses, même petites, dont je peux être reconnaissant ?
  • Quelle activité puis-je faire qui me reconnecte à l’ici et maintenant ?

Evaluez votre anxiété après vos réponses à ces questions et appréciez la différence avec la première évaluation. Si l’anxiété est récurrente, commencez un journal avec une règle importante : parlez-vous comme à un ami, avec indulgence et bienveillance.

Le détachement des pensées

Une bonne technique quand les pensées anxieuses reviennent nous parasiter : imaginer que ces pensées sont des petites feuilles qui se détachent d’un arbre et tombent sur une rivière et qu’elles ne font que passer, emportées par la rivière. Dire à chaque pensée, je te laisse tomber dans la rivière, car tu n’es qu’une pensée. Regarder ensuite la petite feuille qui porte la pensée surfer sur la rivière et disparaitre emportée par le courant.

Quand consulter ?

La consultation en hypno-coaching peut se révéler d'une efficacité redoutable pour en finir avec l'anxiété.

Le processus de dialogue décrit ci-dessus, issu des thérapies Cognitivo-comportementales et notamment la Thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) peut sembler difficile à mettre en place et un accompagnement est nécessaire. Nous le mettons en place avec des techniques d'auto-régulation pour vous permettre d'être autonome dans ce travail sur l'anxiété.

En hypno-coaching on pourra travailler sur les déclencheurs, sur les parties en conflit, sur les mécanismes d'auto-sabotage, les croyances limitantes et le manque d'estime de soi qui font souvent partie du schéma d'anxiété. Le travail sera donc beaucoup plus en profondeur et libérateur.

Quand vous sentez cette envie profonde d'en finir avec l'anxiété, quand les symptômes qu'elle véhicule rendent votre vie difficile, quand vous vous sentez seul et que la dépression à l'air de vous guetter, n'attendez pas, consultez !

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L'atelier "la solution à l'anxiété"

D'une durée de 4 heures, cet atelier permet de comprendre facilement comment l'anxiété se produit et ce que vous pouvez faire pour y remédier avec quelques outils efficaces et faciles à mettre en œuvre

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La prise en charge intégrative de l'anxiété

Dans cette approche, nous ne traitons jamais l'anxiété ou le stress comme un trouble ou une maladie que vous "avez" mais comme un schéma psycho-corporel vers lequel nos clients se sont tournés. C'est notre travail ensemble de déterminer comment nous allons l'éteindre.

A propos de Frédérique Mehrez

Coache PNL, Maitre praticienne en hypnose ericksonienne, passionnée par les thérapies brèves, le changement rapide et la neuroplasticité, j'aime accompagner les personnes qui me font confiance vers leurs objectifs et plus encore.